Qui était

  QUI ÉTAIT SOEUR PAULINE ?

En 1897, Soeur Pauline, de la Congrégation des Filles du Saint-Esprit, arrive au Guilvinec à l école Sainte-Anne.

En dehors du domaine scolaire, et parallèlement avec le patro, elle anime, avec les autres soeurs du Saint-Esprit, de multiples activités pour les fillettes et les jeunes filles • séances récréatives et groupe théâtral, garderie et patro de vacances, puis colonie à partir de 1957. Mais, c'est surtout en 1903, à l'occasion de la crise de la sardine, que l'action de Soeur Pauline fut exemplaire envers notre région si durement touchée par la misère.

  1903 : la crise de la sardine (L'Illustration)

 

Les familles n'avaient plus d'argent, plus de pain. Heureusement les secours abondaient de toutes parts. Entre autres, on se souvient du « FOURNEAU ÉCONOMIQUE » de Madame Chancerelle. Dès le lundi 26 Janvier il fonctionnait : un premier service à table pour les enfants de l'école (haricots, bouillie, riz). Soeur Pauline faisait la distribution de la soupe populaire pour les autres dans le « ronchig » entre chez Le Corre et Chancerelle. Mais au delà de l'aide immédiate, soeur Pauline s'empara du problème. Avec l'aide de la comtesse de Damas qu'elle visita à Paris, elle découvrit les méthodes de travail et les débouchés commerciaux. C'était la naissance du Picot, ce fameux point d'Irlande, que pratiquaient hommes et femmes et qui permit aux marins et aux ouvriers d'usine de sortir de leur misère. Aujourd'hui encore, les dentellières «picotent» et font de cette source de revenus annexe un attrait pour les touristes. D'elle «LA SOEUR», on a beaucoup dit que son histoire était liée à celle du Guilvinec (n'était-elle pas arrivée dans notre ville ce jour d'août 1897, alors que la commune avait à peine 17 ans ?).

Que c 'était le bon ange qui sauva de la famine et de la misère bon nombre de marins et leurs familles, en les initiant au Picot, alors qu'en 1903, la pêche avait été catastrophique. On a rempli d'articles le journal « Ouest-France » faisant état de son dévouement à l'asile de l'école Sainte-Anne. On s'est étonné de sa façon de transposer la vie du Christ sur nos côtes, de faire prendre son « Quatre Heures » au petit Jésus, en sandalettes dans le bois de Treffiagat.

On s'est souvenu de sa petite stature, de sa démarche vive et de son oeil pétillant et espiègle.

Quel commentaire aurait-elle pu faire sur tant de considérations ? Courageuse et énergique, Soeur Pauline a vécu sa consécration religieuse au Guilvinec dans une oeuvre passionnante.

Soeur Pauline était un Personnage.

Soeur Pauline est enterrée au Guilvinec, loin de sa terre natale. Elle repose conformément à ses voeux au cimetière des enfants. Mais on peut déplorer que son souvenir ne soit pas encore perpétué au Guilvinec par une « rue Soeur Pauline ».

cf/ bulletin du centenaire de la paroisse.

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