Noce de Rubis

Soeur Pauline Sœur Pauline, originaire de Plouec A célébré ses noces de rubis

La vénérable jubilaire entourée de la mère provinciale et des supérieures de communauté Quimper (de notre rédaction)

– En 1956. M. André Monteil sénateur, alors ministre remettait à Sœur Pauline, au Guilvinec, la croix de chevalier de la Santé publique, en reconnaissance des inestimables services rendus à la population maritime de ce quartier.

Originaire de Plouec, Sœur Pauline fit sa profession religieuse chez les « Filles du Saint-Esprit « en 1897 et fut tout de suite nommée au Guilvinec, où venaient de se fonder à la fois la paroisse et l’école des filles. Enseignante, Sœur Pauline le fut jusqu’à ces dernières années. A 85 ans elle s’occupait encore de l’école maternelle. Où elle apprenait l’alphabet à sa quatrième génération d’élèves. Mais c’est dans les années de misère d’après l’autre guerre qu’elle devait donner la mesure de son dévouement et de son esprit d’initiative.

Elle créa la soupe populaire et, surtout apprit aux femmes de marins la broderie que vendent encore les Bigoudènes, Mère Sainte-Suzanne avait créé le même centre à l’Ile Tudy. On vit alors Sœur Pauline se faire représentant de commerce et aller à Paris chercher des débouchés pour ses fabrications. Rien ne la décourageait et elle transmettait aux autres son optimisme.

 

NOCES DE RUBIS

Sœur Pauline est devenue au Guivinec un personnage. On la vénère et on l’aime. Elle n’a quitté le pays que six mois et encore contre son gré, lors des expulsions du début du siècle. Tout Guilvinec la réclamait. On la lui rendit. Et dimanche, dans l’église paroissiale, en présence de sa famille et d’une foule nombreuse, Sœur Pauline célébrait ses noces de rubis. La messe de jubilé était célébrée par son neveu M. l’abbé Le Berre. Autour d’elle avaient pris place la Mère provinciale des « Filles du Saint Esprit », les Mères Supérieures du Guilvinec, de Saint Mathieu de Quimper (son ancienne supérieure) et du pays bigouden, Mère Sainte Suzanne, de l’Ile Tudy, des anciennes élèves etc. Après l’évangile, M ; le chanoine Sévellec, curé doyen du Guilvinec, évoquant la vie de dévouement de Sœur Pauline, qu’il cita en exemple, parla des vocations. A la sortie, Sœur Pauline fut pressés de toute parts, félicités, embrassée et ne put s’échapper qu’à grand peine à ses amis et anciennes élèves. « Ouest-France » se joint aux nombreux amis Guilvinistes de la vénérable jubilaire pour lui adresser ses vœux respectueux les plus sincères. Extrait Ouest France

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site