Dates marquantes

Les dates qui ont marqué la vie de sœur Pauline * Anne-Marie Guyomar est née à Plouec dans les Côtes-du-Nord le 24 mars 1875.

Elle est issue d'une famille de 17 enfants.

* Après son admission et son noviciat dans la congrégation des Filles du St-Esprit, elle passe quelques mois à la fondation de Carhaix. * 12 août 1897 : profession religieuse.

* Le 26 août 1897 elle arrive au Guilvinec. La légende veut qu'on l'a vit descendre d'une carriole conduite par un cheval blanc. Son enthousiasme de pouvoir enfin se donner aux autres n'égale que sa fierté, justifiée d'ailleurs, du brevet élémentaire qu'elle venait de conquérir à Rennes, diplôme rare à cette époque.

* Le 14 septembre 1947, Le Guilvinec fête les noces d'or de Sœur Pauline. Discours prononcé par M. le chanoine Le Roux curé de Douarnenez. * Le 24 mars 1955, on célèbre son 80ème anniversaire.

* Un an plus tard elle reçoit la Croix de Chevalier de l'Ordre de la Santé Publique des mains de M. Monteil, Député-maire de Quimper. Par décret en date du 21 janvier 1956. Un millier de personnes accourues de toute la région se trouvaient en ce dimanche de Quasimodo (qui rassemble tous les ans les anciennes élèves de l'école Ste-Anne, pour le goûter traditionnel) à "l'école de Sœur Pauline". A cette cérémonie assistaient la Révérende Mère Générale des Sœurs du Saint Esprit, MM. Monteil ; Lautrédou, Conseiller Général du Finistère, Maire de Pont-l'Abbé ; Tirilly, Officier d'administration représentant M. le Chef au quartier maritime du Guilvinec ; Allard Président de l'APEL; Lavallou, Conseiller Général ; M. le Vicaire Général Hervé ; M. le Chanoine Lescop supérieur du collège St-Yves de Quimper... A 16 h 30 la cérémonie s'ouvrit par une allocution de M. Allard, puis M. Marzin, recteur, et M. Monteil prennent la parole. Sœur Pauline remercie la foule. Enfin à la demande générale Sœur Pauline accepte de raconter à sa façon, très personnel le, le récit évangélique de la pêche miraculeuse.

* Le 28 juin 1964 : noces de rubis. A 85 ans elle enseignait encore à la maternelle, sa quatrième génération d'élèves. Dans l'église paroissiale en présence de sa famille et d'une foule nombreuse. La messe du jubilé était célébré par son neveu M. l'Abbé Le Berre. Autour d'elle avait pris place la Mère provinciale des "Filles du Saint-Esprit", les Mères supérieures du Guilvinec, de Saint-Mathieu de Quimper (son ancienne supérieure) et du Pays Bigouden, Mère Sainte-Suzanne de l'Ile-Tudy, des anciennes élèves, etc. Après l'évangile, M. le Chanoine Sévellec curé doyen du Guilvinec évoquant la vie de dévouement de Soeur Pauline, parla des vocations.

* Lors de son anniversaire, à 93 ans, il est écrit dans les journaux : "aujourd'hui sœur Pauline malgré ses 93 ans consacre sa vieillesse aux malades, aux infirmes et aux anciens : chaque après-midi, elle quitte l'école Ste-Anne pour semer la bonne parole et l'amitié autour d'elle".

 * En 1968, départ de sœur Pauline pour Auray, où elle séjourne depuis quelques années dans la maison de retraite des filles du St-Esprit à Ker-Anna.

* En mars 7970, les soeurs de la communauté se rendent à Ste Anne d’Auray pour fêter les 95 ans de sœur Pauline. A cette occasion un repas de langoustines a été offert à toutes les sœurs de la maison de retraite.

 * Elle avait exprimé le désir de finir ses jours au Guilvinec. Le 15 juillet 1971 Soeur Pauline décédait à l'âge de 96 ans à la communauté de la rue Jeanne- d'Arc. Elle repose conformément à ses vœux au cimetière des enfants, près du monument des péris en mer. Le 16 juillet 1971 obsèques solennelles, un immense cortège l'accompagne jusqu'à sa dernière demeure. Le discours de M. Marzin, lors de la remise de la Croix de Chevalier de l'Ordre de la Santé Publique, semble bien la décrire : "Les petits ne lui suffisent pas : la question sociale dont on parle tant aujourd'hui préoccupe la jeune religieuse et la voici qui donne le soir des leçons aux dames et aux jeunes filles. Il y a 50 ans Sœur Pauline s'improvise infirmière bénévole : armée de sa seringue et de son sourire, elle s'en allait vers les souffrants. La tradition rapporte qu'elle avait sa manière à elle de faire les piqûres : elle se recueillait pendant quelques instants, poussait un grand cri : "aie, aie aie" pour ne pas entendre celui du malade , car elle a le cœur sensible, faisait son travail à la perfection et se retirait après avoir raconté une histoire drôle et revenait à la communauté en égrenant son Rosaire. Elle est restée ce qu'elle était en 1897 : elle a tenu à garder le même costume religieux. S'il vous arrive de surprendre Sœur Pauline en dehors de sa classe, vous la trouverez souvent, la coiffe un peu de travers, le râteau d'une main et l'arrosoir de l'autre : elle apporte à ses parterres autant de soin que pour sa perfection religieuse."

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